Biographie

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Juriste de formation, ancienne notaire et enseignante à l'Université de Lausanne, Lise Favre se consacre aujourd'hui au roman historique.
Née d'un père vaudois originaire d'Aigle — Aloys Roussy, directeur technique de l'usine normande du lait Guigoz — Lise Favre passe son enfance en France. Au gré des changements d'établissement, elle saute deux classes et obtient son baccalauréat à 16 ans.
Elle entre à l'Université de Lausanne à un âge où on l'en croyait incapable et y décroche sa licence en droit à 20 ans, aux côtés de la future conseillère nationale Suzette Sandoz — alors parmi les rares femmes d'une faculté très masculine. À 22 ans, elle épouse Étienne Favre, notaire à Ollon.
À 42 ans, elle reprend le chemin de l'UNIL pour soutenir, sous la direction du professeur Jean-François Poudret, une thèse en histoire du droit consacrée à la condition des enfants légitimes en pays romands. Son doctorat en poche, elle effectue son stage de notariat et exerce ensuite en association avec son mari, avec un intérêt marqué pour le droit matrimonial. En parallèle, elle est juge au tribunal de district d'Aigle et professeure assistante à la Faculté de droit de Lausanne, jusqu'en 2013.
En 2014, elle publie un premier livre consacré à son père, L'homme qui aimait la vie. Aloys Roussy 1897-1980 (Mon Village), et reprend la même année le chemin de l'université via UniDistance, où elle obtient un bachelor en histoire, avec un intérêt particulier pour la condition féminine en Suisse romande.
Pour recréer l'atmosphère des époques où elle situe ses intrigues, la romancière s'appuie sur les recherches historiques les plus récentes. Constance, un itinéraire vers la liberté (Cabédita, 2022) se déroule entre la Suisse romande, la Russie tsariste et le Paris de l'entre-deux-guerres. La Colombe et l'Épervier (Infolio, 2024) puis L'An prochain à Jérusalem (Infolio, mai 2026) nous plongent ensuite dans le monde foisonnant du Moyen Âge occidental, jusqu'en Terre sainte au temps des Croisades.